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L’Eglise catholique, les intégristes et le blasphème

Après l’œuvre d’Andres Serrano, Pisschrist, vandalisée par des extrémistes chrétiens, à Avignon, au musée de la Collection Lambert en avril dernier ; après l’huile de vidange lancée au visage des spectateurs de la pièce « Sur le concept du visage du fils de Dieu » mise en scène par Romeo Castellucci au Théâtre de la Ville à Paris, à venir : l’attaque contre l’œuvre théâtrale Golgotha Picnic, de Rodrigo Garcia, programmée du 16 au 20 novembre au théâtre de la Garonne à Toulouse. Lundi 3 novembre, l’évêque de Toulouse, Monseigneur le Gall, a pris ses distances avec le point de vue intégriste, tout en s’interrogeant sur la responsabilité de l’artiste et sur l’opportunité d’une telle pièce.

 

Le discours de l’Eglise de France, entre condamnation et interrogation

Cette question avait notamment été abordée à Lourdes, lors de la session plénière annuelle de la Conférence des évêques de France. Les propos de Monseigneur le Gall rejoignent ainsi ceux que me confiait Monseigneur Podvin. Le porte parole des évêques de France rappelait que l’Eglise catholique « n’est pas organisatrice de ces manifestations », des manifestations d’ailleurs qualifiées d’ « intégristes » par Mgr Podvin. Et de rappeler les paroles du Cardinal XXIII à Lourdes « Le Christ, quand il est offensé, il ne violente pas ».

Et pourtant, l’évêque exprime aussi un malaise chez les croyants, notamment les plus jeunes, « qui ont du mal à proclamer une adhésion ». Ces jeunes qui lui disent : « On n’est pas intégristes, mais nous on est désemparés ». Autrement dit, oui les catholiques aussi sont blessés. Et là Monseigneur Podvin estime qu’il faut être réactif « avec des voies de dialogue aussi déterminées que possible ». In fine, il en appelle au principe de prudence dans la création artistique qui devrait être soucieuse de ceux qu’elle pourrait offenser.

Sur le volet de la condamnation, on peut rappeler que l’Eglise en France la pratique depuis quelques décennies. Elle a critiqué les tendances nationalistes au sein de l’Eglise – c’était notamment le cas dans la Déclaration de 1999 « Réhabiliter la politique», une déclaration qui s’oppose aux idéologies absolutisant la race et la nation. Des idéologies qui sont bien celles que proclament ces mouvements et notamment l’institut Civitas.

Sur la question de la prudence en matière de création artistique, la question est beaucoup plus complexe : rien n’est imposé aux catholiques, libre à eux de ne pas aller voir ce spectacle, c’est une proposition parmi d’autres dans une société pluraliste et laïque…Une chose est sûre, l’Eglise ne contrôle pas ces tendances intégristes qui lui échappent.

 

Main tendue de Benoît XVI, radicalisation des intégristes

 

Hasard de calendrier ? Pourquoi un tel durcissement de la part de ces intégristes ? Pasolini en son temps faisait bien pire…Ces actes interviennent paradoxalement au moment où Benoît XVI a fait plus qu’un geste d’ouverture aux lefebvristes.

Est-ce que c’est pour cette raison précisément que ces troupes décident de passer à l’action de manière de plus en plus rapprochée ? Je pense que l’explication est ailleurs. Les revendications identitaires des autres religions nouvellement implantées en Europe comme l’Islam, ont comme effet de la part des cathos intégristes de durcir leurs propres revendications identitaires. A l’islamophobie, concept développé après le 11 septembre, ces cathos là répondent en véhiculant le concept de christianophobie. Au port du voile, on répond par une crispation autour du crucifix, comme c’est le cas en Bavière, en Italie !Il y a bien une volonté d’occuper le terrain, « à la manière de » … Affaire des caricatures, Charia Hebdo : mais jetons de l’huile de vidange ! Voilà leur moteur ! Ce qui tendrait d’ailleurs à démontrer que les catholiques intégristes se vivent aujourd’hui comme une vraie minorité agissante. Ils ont intégré le fait minoritaire, pourquoi n’intègreraient-ils pas un jour le respect du pluralisme ???

 

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Comment énerver un islamiste?

Vous organisez un concours de dessins sur le Prophète auprès de 40 dessinateurs, ou vous publiez un numéro satyrique intitulé « Charia Hebdo ».

Vous préférez le principe de la liberté d’expression à celui de la liberté religieuse. D’autant que la liberté de la presse est expressément garantie en France.

Vous considérez qu’il n’y a pas de « principe de précaution » en matière de susceptibilité religieuse ou identitaire. Vous pensez qu’il n’existe pas de « heurt des sensibilités »

Vous choisissez de créer un évènement dans le contexte de l’après printemps arabe : mieux vaut rire de l’hiver « islamiste », plutôt que d’en pleurer !

Vous vous inscrivez en faux contre la volonté des islamistes de faire reconnaitre un délit de blasphème à l’ONU.

Vous n’avez pas peur des menaces de mort qu’ont reçu les dessinateurs retenus par le Jyllands-Posten en 2005. Ni même de la tentative d’assassinat en 2010 de Kurt Westergaard, l’un des dessinateurs des caricatures, 4 ans après la publication de ces mêmes caricatures, par un somalien de 28 ans armé d’une hache.

Vous n’avez pas peur des incendies : les ambassades danoises et norvégiennes ont déjà brûlé en Syrie en 2005.

A la question posée par Robert Redecker le 19 septembre 2006 dans le Figaro « Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? » Vous répondez : ne pas s’auto-censurer !

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Religion at work

La cour d’appel de Versailles a confirmé la validité du licenciement d’une employée voilée par la crèche Baby-Loup de Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines. La crèche était poursuivie par une de ses salariés qui portait le voile sur son lieu de travail, et qui avait été pour ce motif licenciée en 2008. Elle avait donc saisi le conseil des prud’hommes pour licenciement abusif. Le 13 décembre 2012,  l’employée voilée avait été déboutée par le tribunal des prud’hommes de Mantes-la-Jolie. En septembre 2011, la cour d’appel de Versailles avait déjà estimé que le licenciement par une crèche privée d’une salariée refusant d’enlever son voile au travail était licite, aujourd’hui on en a bien confirmation. « L’interdiction du port de signes religieux dans le règlement d’une crèche privée est licite », a annoncé jeudi l’avocat de la crèche Baby Loup.

Le débat – entre autres – dans cette affaire était de savoir si cette crèche associative, financée par des fonds publics, relevait de la mission de service public soumettant ainsi ses agents au principe de neutralité.

Les choses sont en effet assez entendues dans l’espace public : tout le monde –  et les représentants des grandes religions en premier – ont accepté la loi de 1905. Mais si la question envahissait de plus en plus l’espace « civil » ? L’espace « civil », c’est dans cette catégorie que le Haut conseil à l’intégration entend placer les entreprises privées, à l’issue d’une réflexion sur l’expression religieuse dans les espaces publics.

Mais pour les managers, la question est beaucoup plus floue. «  Moi, mon entreprise, c’est un lieu public, donc c’est la loi de 1905 qui s’applique » rapporte Anne Lamour, auteure de l’étude du cabinet First and 42nd[1].

Mauvaise réponse ! Les entreprises sont soumises à leur règlement intérieur, et soumises au Code du Travail. Le 6 avril 2009, la HALDE a rappelé que le principe reste celui de la liberté de religion et de convictions sur le lieu de travail, tout en précisant que l’employeur peut cependant y apporter des restrictions : notamment pour des actes pouvant porter atteinte à l’image de l’entreprise (jurisprudence de la Cour d’appel de Saint-Denis de la Réunion, 9 septembre 1997). ), à des impératifs de sécurité, de santé, d’hygiène (article L. 4122-1 du Code du travail).

Le premier problème est donc lié à la méconnaissance des managers sur ce qu’ils peuvent accorder ou non à leurs salariés. Imaginez dans des entreprises comme La Poste ou Orange, où cohabitent des statuts de fonctionnaire et de contractuels !

Voile, lieux de prière, fêtes religieuses…les cas ne manquent pas, mais la question se cristallise surtout autour des repas. Selon Anne Lamour : « Dans une entreprise, c’est le colis de Noël qui a commencé à poser problème…depuis 40 ans, le colis contenait aussi bien du vin que du porc. Sauf que depuis deux-trois ans, les dents ont commencé à grincer…La solution a été de proposer un deuxième colis, pour ceux qui voulaient en bénéficier » raconte-t-elle. Elle a donc enquêté sur les solutions inventées par l’entreprise, notamment l’édition de guides, des guides de mise en situation…et de rappels de la loi.

Les entreprises sont en train de prendre conscience de l’enjeu : Orange, Carrefour et Total ont en effet acheté l’étude réalisée en décembre 2010. Les colloques et ouvrages se multiplient, comme par exemple ce colloque début septembre 2011, « Management et religions » organisé par Patrick Banon (déjà auteur en 2006 d’un Dieu et l’Entreprise, Comprendre et gérer les cultures religieuses dans le monde du travail publié aux Editions Eyrolles, Editions d’Organisation), chercheur en sciences des religions et systèmes de pensée affilié à la chaire Management et diversité de l’Université Paris Dauphine. Pourtant, les politiques dites de « diversité » des entreprises ont bien pris en charge cette question depuis qu’elles ont été mises en place. Mais la question de la mixité, de la variété des parcours et des trajectoires sociales semble plus facile à aborder pour les managers que celle de la liberté religieuse au travail.


[1] « Entreprise et religion : état des lieux, problématiques et acteurs » réalisée en décembre 2010, actualisée en avril 2011.

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« Je voudrais vous parler d’amour…et de sexe »

 

 

 

 

Université Laval, Québec, 1986. Sœur Marie-Paul Ross tend un chèque émis par les sœurs missionnaires de l’Immaculé conception au département de sexologie : « C’est absolument impossible, nous n’accueillons pas de bonnes sœurs.» Religieuse et sexologue. Deux activités incompatibles de par le choix même du célibat fait par la thérapeute ? Pas pour Marie-Paul Ross. La force de l’indignation qui nourrit son combat au sein de l’Eglise nous est livrée à la fin du livre. Enfant, Marie-Paul a été hébergée chez son oncle prêtre, ses parents étant trop pauvres pour subvenir à ses besoins. Le soir, la petite fille voit le prêtre accueillir des femmes, des amis, et boire. Mais cette hypocrisie n’altère en rien sa vocation. Elle choisit d’être missionnaire. Direction Irupana, dans les Yungas, à huit heures de voiture de la Paz. Ce qui la révolte, c’est débord la condition des femmes et celle des mineurs. Pour aider ces femmes, elle décide même de délivrer des cours de sexualité aux paysans, elle, la religieuse, afin qu’ils soient moins brutaux avec leurs épouses. L’Eglise ne va pas laisser faire. Au bout de trois ans, elle doit quitter sa mission. Une missionnaire n’a pas à donner des cours d’éducation sexuelle. Mais ce qu’elle a compris de l’omniprésence du sexe dans les relations sociales ne la quitte plus : « Mon expérience m’a montré que la sexualité est au cœur de l’épanouissement des individus, laïcs ou religieux. Je veux acquérir de vraies compétences dans ce domaine et devenir thérapeute » annonce-t-elle à la générale de sa congrégation, une fois rentrée au Québec. Elle devient même docteur en sexologie, pour aider à la fois toutes ces victimes, ces laïcs, mais aussi  le clergé. Pour la première fois une religieuse lève le voile sur des tabous de l’institution dans un livre destiné au grand public : l’alcoolisme des prêtres, leurs entorses au célibat, leurs liaisons avec des religieuses, les enfants cachés… La sœur crée une méthode de thérapie, le Modèle d’intervention globale en sexologie, dont la construction théorique sera aussi l’objet de son doctorat, enrichie de son expérience clinique. Une méthode d’intervention qui lui permet de soigner les pédophiles, autre sujet abordé sans tabou dans ce livre, fléau de l’Eglise catholique mondiale.

Exceptionnelle, cette femme est même reçue par le pape Jean-Paul II. Il écoute longuement le récit qu’elle lui fait sur les mœurs au sein de l’ Eglise dont il est le chef. Et lui donne finalement son blanc-seing : « Va de l’avant ! Les difficultés ne manqueront pas, surtout de la part de l’Eglise ! » Le lendemain, le pape la reçoit lors d’une messe privée, revenant sur l’audience de la veille, comme pour continuer la conversation, il lui demande : « Que pensez-vous de l’homosexualité ? » Et elle de répondre : « Très Saint Père, l’orientation des sexuelle des personnes se forge entre trois et sept ans, qu’elles soient hétéro ou homosexuelles. Mon rôle de sexologue est d’aider chacun à vivre selon son orientation sexuelle véritable. Plus une personne pratique une sexualité qui ne lui correspond pas, moins elle vit une sexualité satisfaisante, moins elle est épanouie. »

Les cas cliniques évoqués par Sœur Marie-Paul Ross sont passionnants, elle avance de nombreuses solutions ; elle parle même de « dépornographisation » du cerveau, ou comment faire revenir les cerveaux vers un imaginaire érotique beaucoup plus que porno. Le livre est truffé de bombes, et se termine sur une révélation sordide : la tenue, dans certains courants dits « charismatiques », de cérémonies de viols collectifs. Des révélations obtenues de la bouche même des victimes venues la consulter. On attendrait évidemment des preuves, on voudrait une suite judiciaire…on comprend surtout avec ce dernier aveu que Marie-Paul Ross n’en peut plus de se taire, car, dit-elle, le silence est l’arme ultime du crime sexuel.

* Soeur Marie-Paul Ross, Religieuse et sexologue.Je voudrais vous parler d’amour…et de sexe. Editions Michel Lafon, 2011

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Le pape au Bundestag : flop ou succès?

Benoît XVI a été accueilli jeudi 22 septembre pour la première fois dans une Assemblée, le Bundestag, la chambre basse du parlement. Seul Jean-Paul II l’avait fait avant lui : devant  le Conseil Général de la République de Saint Marin en 1982, le Parliament House de Camberra en Australie en 1986, la Diète polonaise en 1999, le Parlement européen à Strasbourg en 1988, et bien sûr devant le Parlement italien en 2002. A Rome, Jean-Paul II avait connu un franc succès : durant 45 minutes de discours, le pape avait été interrompu par 22 séquences d’applaudissements.

On ne peut pas dire que l’accueil était aussi chaleureux en Allemagne : une centaine de députés (Gauche et verts)  sur les 620 du Bundestag ont boudé le discours du pape. Voire participé à la grande manifestation d’opposants.

La chanson en revanche était plus ou moins la même qu’à Rome : le risque de dérive des lois modernes, le relativisme éthique…Bon point en revanche pour Benoît XVI qui a salué la bouffée «  d’air frais » apportée en Allemagne par le mouvement écologique depuis la fin des années 70. Avant de se reprendre : « Je n’espérais ne pas être trop mal compris ni susciter trop de polémiques unilatérales… »

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Première condamnation pour port de niqab

Le tribunal de police de Meaux vient de condamner jeudi 22 septembre deux femmes qui s’étaient présentées devant l’hôtel de ville de Meaux intégralement voilées. C’est une première depuis l’entrée en vigueur de la loi sur le port du voile intégral le 11 avril dernier. Les amendes : 120 euros pour l’une des deux femmes, 80 euros pour l’autre.
Une décision qui révolte l’association « Touche pas à ma Constitution », qui défend les deux femmes par l’intermédiaire de l’avocat de l’association, Yann Gré.

« Je suis contre le port du niqab dans les établissements publics et pour l’interdiction du niqab dans ces lieux fermés ; en revanche, dans la rue, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas porter le niqab : la rue c’est le patrimoine universel de la liberté. Ca a été un territoire conquis qui a amené à la reconnaissance de la liberté de circulation. Si ca n’entrave pas la liberté d’autrui, ou si ça ne représente pas un danger pour la sécurité du territoire, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas porter de niqab dans la rue. » s’indigne Rachid Neggaz, le porte parole de l’association. Il compte donc bien épuiser tous les recours juridiques, la cassation, puis la CEDH.

Le choix est donc celui d’une position originale, qui consiste à demander d’ « amender » la loi sur l’interdiction du niqab, beaucoup plus qu’à l’ « abroger ». C’est d’ailleurs pour cette raison que l’association a été crée le 10 juillet 2010 « Au départ, j’étais assez d’accord avec les comptes-rendus de la mission parlementaire, sauf que quand Copé a décidé d’élargir l’interdiction à la rue alors que le Conseil d’Etat s’y opposait, je n’ai pas compris. » En réalité, il semble plutôt avoir changé de stratégie après la votation de la loi. Pour protester contre cette loi qu’il jugeait « inconstitutionnelle », le 12 juillet 2010, il lançait un appel au moment de la signature de la loi : il proposait alors de régler les amendes des femmes portant le niqab verbalisées  dans une vidéo disponible sur le site du Parisien :

Rachid Nekkaz, le 12 juillet 2010, devant l’Assemblée nationale

L’association « Touche pas à ma constitution » a été fondée par Jean-Bruno Roumegoux et Rachid Nekkaz, deux entrepreneurs de l’immobilier précédemment engagés dans la défense des ouïgours, mais aussi de l’avocat Karim Achoui.

Elle fournira par ailleurs une candidate à la présidentielle, Kenza Drider, avignonnaise de 32 ans, mère de famille de 4 enfants, qui se définit comme laïque et portant le niqab. Ultramédiatisée au printemps dernier, elle est devenue la bonne cliente portant le voile intégral. Elle présentera son programme le 22 novembre. Mais c’est à Meaux, lieu de la condamnation des deux femmes et ville dirigée par Jean-François Copé qu’elle a bien sûr choisi d’annoncer sa candidature.

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Tous les tubes cathos

On est tous surpris par l’énorme succès des prêtres de Gap…qui ont réussi à vendre leur premier album « Spiritus Dei » à plus de 800 000 exemplaires…Le public est conquis, d’autant que la totalité des recettes servira à la construction d’une école à Madagascar et aux travaux de reconstruction d’une Eglise…mais en fait si on y réfléchit…le public a souvent été conquis par des grands tubes cathos.

Tout commence en 1963 avec Sœur Sourire.

Elle aussi faisait ça pour sa communauté : entrée chez les dominicaines en 1959, c’est moins de 4 ans plus tard qu’elle sort ce tube qui devient un succès mondial. Puis elle connaît une fin tragique. Elle quitte les ordres en 1966, poursuivie par le fisc belge, elle se suicide le 29 mars 1985.

Les films aussi ont popularisé des chansons cathos. Le plus connu, c’est « Jésus revient » dans La Vie est un long  fleuve tranquille sorti en 1988…

Succès populaire et surtout record de longévité : ce sont nos petits chanteurs à la croix de bois qui le détiennent. Ils sont nés en 1906 ! Et ils sont encore régulièrement invités sur nos plateaux télé même pour interpréter des chansons profanes.

Les petits chanteurs ont inspiré le film de Gérard Jugnot, Les choristes. Et il y a un petit chanteur en particulier qui a ému toute la France. Souvenez vous de Jean-Baptiste MAUNIER. Allez juste pour le plaisir..ce petit air

Dans la catégorie des chants pas totalement cathos mais à mi chemin entre le New Age et les chants grégoriens : ils ont cartonné avec leur mystique bon marché. Souvenez vous du groupe ERA.

Et d’ERA on arrive à l’Irlande en 2008, avec le succès de The Priests. Ils signent un contrat de plus d’un million d’euros.

Et ce sont eux qui ont qui ont inspiré nos prêtres de Gap.  C’est sûr à côté nos prêtres de Gap ils sont peut-être un peu moins pros. Mais eux aussi ont du succès. On leur souhaite une très belle carrière avec leur dernier album,Gloria, un album composé de chants sacrés et profanes.

Allez je vous laisse en musique avec cette reprise disons…inattendue.

 

 

 

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Juif pratiquant et ingénieur? Impossible.

Avec le maintien des dates de concours d’ingénieurs durant la Pâques juive, c’est la question des fêtes religieuses à l’école qui est reposée.

Tout est parti d’une révélation du site Mediapart : le 12 avril le site dévoile que l’Elysée aurait fait pression pour que des concours d’entrée en école d’ingénieurs soient aménagés pour quelques juifs pratiquants qui ne voulaient pas plancher pendant la fête de Pâque. En gros ces étudiants auraient passé les concours de nuit et auraient été gardés au secret pour que les sujets ne fuitent pas. Ca n’a pas eu lieu. Parce que cette révélation de Mediapart a fait polémique.

On n’en aurait jamais parlé s’il n’y avait pas eu le débat sur la laïcité organisé par l’UMP. Le but de Mediapart était assez clair : dénoncer une intervention supposée de l’Elysée dans cette affaire, avec à sa tête un Nicolas Sarkozy présenté comme arrangeant avec les juifs et traquant les musulmans dans leurs pratiques…

La seule chose dont on soit sûrs c’est qu’au final, le ministère de l’Enseignement supérieur et les grandes écoles ont jugé que ça n’était pas possible d’aménager les horaires ou les dates d’examen. Comme l’expliquait le 21 avril Véronique Soulé dans Libération : impossible pour eux de changer les dates, alors que certains étudiants modestes avaient déjà leurs billets de train en poche pour venir passer leurs examens. Impossible aussi de faire passer ces épreuves la nuit et de leur demander de garder le secret des sujets d’examen.

Ces étudiants sont donc soit en train de passer les concours dans les mêmes conditions que tous les autres. Ou n’y sont pas allés.

En réalité, l’Etat est de plus en plus obligé de réfléchir à ces fêtes religieuses…Avec cette histoire on découvre que tous les ans, il y a bien un calendrier des fêtes religieuses juives, musulmanes, arméniennes, orthodoxes et bouddhistes qui est adressé aux rectorats…et ce, depuis 1967 ! Il y a donc, en plus des traditionnels jours fériés, calqués sur le calendrier catholique, des  « fêtes protégées » : l’ Education nationale doit éviter d’organiser ces jours-là des examens importants.

Chaque confession (excepté les bouddhistes) a trois fêtes inscrites dans les circulaires. Mais dans le cas présent, la Pâque juive n’en faisait pas partie. Les Explications restent confuses du côté du grand rabbinat de France, on dit l’avoir mise dans la liste ; certains soulignent que le rectorat ne la retient plus depuis 1994…estimant qu’elle n’est pas assez suivie. Et de son côté la ministre de l’enseignement supérieur Valérie Pécresse affirme que c’est un oubli.

Alors que cette affaire a fait polémique…Et qu’à un jour près ces étudiants ont sacrifié leur carrière d’ingénieur…Un scientifique vient de démontrer que le Jeudi Saint des catholiques, qui remémore le dernier repas de Jésus, ne peut pas être le jeudi…Un universitaire de l’Université de Cambridge vient de calculer que le Jeudi Saint tomberait en fait un mercredi … les experts ont parcouru Jérusalem avec un chronomètre pour voir s’il était physiquement possible de se réunir pour la Cène et enfin d’être crucifié le vendredi…Résultat : la plupart ont conclu que c’est impossible et donc que le jeudi saint tomberait un mercredi.

 

 

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A voir. Les photos des gisants de Saint Denis.


La Basilique est à l’honneur en ce moment à travers une exposition qui commence le 24 mai. La nécropole de la Basilique abrite 70 tombeaux, des tombeaux de rois : ceux de Clovis, Dagobert, François Ier ; des reines, Catherine de Médicis, Marie-Antoinette, des princes et des princesses mais aussi de grands personnages comme du Guesclin.

Un photographe, Antoine Schneck, a décidé de redonner vie à ces tombeaux.

Il a eu le droit de photographier les gisants. Les gisants, ce sont les sculptures funéraires représentant la personne défunte dans une position allongée et à taille humaine, une sculpture faite du vivant ou après la mort du défunt, et déposée sur sa tombe pour la décorer.

L’expo présente 30 photos très impressionnantes. Sans aucun décor Antoine Schneck nous donne à voir des portraits en pied ou des visages. Avec ses tirages, le photographe a réussi à leur redonner vie. Parce que certains de nos rois et reines ont les yeux ouverts…Et puis les tirages sont exposés comme si ces gisants étaient debout. Le photographe a essayé de donner accès à travers ces visages à l’âme de nos rois défunts. Et il a réussi.

Il y en a un qui affectionnait la Basilique, et surtout les gisants de valois, c’était François Mitterrand. Il adorait aller se recueillir à la Basilique de Saint Denis, Premier chef d’œuvre monumental de l’art gothique.

Alors que les 30 ans du 10 mai 1981 approchent…Notre ancien Président serait ravi de découvrir cette exposition.

Ce qui est marrant c’est qu’ Antoine Schnek s’était illustré l’année dernière par une exposition de portraits de chiens de personnalités dont celui de Mazarine Pingeot justement…Thélème de son nom…Une expo au Musée de la Chasse et de la Nature qui a donné envie au Centre des monuments nationaux de lui donner carte blanche pour la Basilique de Saint Denis. François Mitterrand aurait été doublement content.

Quelques semaines après l’affaire de Pisschrist, un artiste d’art contemporain est allé photographier nos rois sacrés et leur donner une modernité époustouflante. Alors qu’il y était allé « à reculons » comme il nous l’a confié. l ne voyait pas du tout ce qu’il pouvait dire de ces gisants. Le résultat a été à sa très grande surprise, et selon ses propres mots, « époustouflant ». A vous de confirmer son jugement.

 

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